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Claire Meigné

"J'ai découvert à 28 ans que j'avais un cancer du sein. Pour moi le sport et le cancer sont deux choses très fortement liées dans ma trajectoire, y compris parce que je vis très loin de ma famille donc c'est mon équipe de rugby qui a été mon pilier dans cette période là. C'est ces nanas assez incroyables avec qui je jouais au rugby depuis plusieurs années qui se sont installées chez moi pendant plusieurs mois et qui se sont transformées en infirmières, aide soignantes, cuisinière, chauffeur. Celles qui avaient le rôle de me divertir parce que j'ai passé plusieurs mois dans un lit sans pouvoir vraiment bouger.

C'est parce que j'avais ce lien fort avec le sport que j'ai réussi à passer toute cette période avec un peu moins de souffrance. Après chaque grande intervention, le retour sur le terrain de rugby c'était quelque chose de très fort symboliquement parce que plaquer quelqu'un après avoir subi une chirurgie particulièrement invasive sur la partie supérieure du corps c'est pas facile et douloureux, mais c'était super important pour moi mentalement et symboliquement, parce que si j'étais capable de plaquer quelqu'un à nouveau, ça voulait dire que j'avais vaincu une nouvelle étape contre la maladie.

Au niveau des sensations physiques c'était toujours désagréable, j'avais des nausées. J'ai dû faire une dernière chirurgie pour retravailler les cicatrices les plus douloureuses et changer les positions des prothèses pour diminuer la sensation de mal être que j'avais quasi constant. Jusqu'à aujourd'hui je n'utilise quasiment pas de soutien-gorge. J'ai des cicatrices à pas mal d'endroits y compris à des endroits ou le soutien-gorge est particulièrement désagréable, ou la pression est désagréable.
Aujourd'hui je suis pleinement guérie, pleinement apte à faire les sports que je veux et pourtant je n'utilise toujours pas de soutien-gorge parce que je n'ai toujours pas trouvé ce qu'il me fallait. C'est pour ça que ce projet est important pour moi pour aider à trouver une solution à toutes les femmes qui sont dans la même situation."

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Claire Meigné

"J'ai découvert à 28 ans que j'avais un cancer du sein. Pour moi le sport et le cancer sont deux choses très fortement liées dans ma trajectoire, y compris parce que je vis très loin de ma famille donc c'est mon équipe de rugby qui a été mon pilier dans cette période là. C'est ces nanas assez incroyables avec qui je jouais au rugby depuis plusieurs années qui se sont installées chez moi pendant plusieurs mois et qui se sont transformées en infirmières, aide soignantes, cuisinière, chauffeur. Celles qui avaient le rôle de me divertir parce que j'ai passé plusieurs mois dans un lit sans pouvoir vraiment bouger.

C'est parce que j'avais ce lien fort avec le sport que j'ai réussi à passer toute cette période avec un peu moins de souffrance. Après chaque grande intervention, le retour sur le terrain de rugby c'était quelque chose de très fort symboliquement parce que plaquer quelqu'un après avoir subi une chirurgie particulièrement invasive sur la partie supérieure du corps c'est pas facile et douloureux, mais c'était super important pour moi mentalement et symboliquement, parce que si j'étais capable de plaquer quelqu'un à nouveau, ça voulait dire que j'avais vaincu une nouvelle étape contre la maladie.

Au niveau des sensations physiques c'était toujours désagréable, j'avais des nausées. J'ai dû faire une dernière chirurgie pour retravailler les cicatrices les plus douloureuses et changer les positions des prothèses pour diminuer la sensation de mal être que j'avais quasi constant. Jusqu'à aujourd'hui je n'utilise quasiment pas de soutien-gorge. J'ai des cicatrices à pas mal d'endroits y compris à des endroits ou le soutien-gorge est particulièrement désagréable, ou la pression est désagréable.

Aujourd'hui je suis pleinement guérie, pleinement apte à faire les sports que je veux et pourtant je n'utilise toujours pas de soutien-gorge parce que je n'ai toujours pas trouvé ce qu'il me fallait. C'est pour ça que ce projet est important pour moi pour aider à trouver une solution à toutes les femmes qui sont dans la même situation."