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Julie Meunier

Hello, je suis Julie Meunier, la fondatrice des Franjynes, des franges super cool qui sont une alternative à la perruque, que j'ai créee à la suite d' une réunion profonde avec Jean-Yves. Pour information, Jean-Yves c'est le petit nom que j'ai donné à mon cancer du sein, étant donné qu'on allait co-habiter un petit moment ensemble, je trouvais important de le nommer, et cancer ou tumeur c'était un peu trop glauque. Avant de tomber malade, je faisais six heures de danse classique par semaine et je mangeais très sainement. Je ne fumais pas, je buvais un verre d’alcool de temps en temps... et cela n’avait pas empêché JYde s’emparer de ma santé de fer ! J’ai donc mis du temps avant d’accepter de reprendre concrètement une activité physique et d’entendre les théories scientifiques prouvant le bénéfice de l’activité physique sur ma pathologie.

Je me suis d’abord réinscrite à la danse en septembre 2016. Je pensais qu’une reprise « adaptée » ne me concernait pas vu mon passé de sportive, et c’était une erreur. J’ai pu ressentir à quel point ma condition physique n’était plus ce qu’elle était, ma mémoire pour retenir les mouvements non plus, et combien, moi qui étais capable de repartir en course à pied après une heure intensive de danse, j’avais du mal à suivre le cours plus de trente minutes d’affilée. J’ai vécu ce retour sportif comme un échec – à l’époque, je n’étais pas aussi bienveillante envers moi-même que je peux l’être aujourd’hui. Pour le comprendre et le devenir, il fallait bien que j’en passe par là. Moi, la compétitrice dans l’âme, qui l’avais aussi remporté sur un cancer, je me faisais coiffer au poteau par les mamies de mon cours qui tenaient toute l’heure de danse alors que je m’arrêtais à la moitié.

Je n’ai donc pas persévéré, car cela me faisait trop mal de me sentir « diminuée », et je trouvais cela injuste. Cependant, je suis intimement persuadée que si j’avais repris un sport adapté à ma condition et au tsunami que je venais de traverser, j’aurais pu reprendre la danse l’année suivante sans aucun problème. Mais j’ai fait ce que mes amies appellent «ma tête de cochon» et j’ai mis l’activité physique de côté pendant deux ans pour me concentrer sur mon projet entrepreneurial (Les Franjynes). Et c’est ce projet entrepreneurial et la place qu’il prenait dans ma vie qui m’a enfin emmenée vers une discipline que j’avais pourtant essayé d’explorer dans ma vie passée à plusieurs reprises et sans succès : le yoga.

C’est d’abord mon mari qui s’y est mis, et comme j’avais envie de partager une activité avec lui, je me suis laissée entraîner dans cette pratique en me disant que de toute façon, cela ne me ferait jamais de mal. Je suis tombée moi aussi rapidement amoureuse de cette discipline après en avoir res- senti presque instantanément les bénéfices. Je peux désormais certifier que, grâce au yoga, j’ai réussi à me réconcilier avec mon corps, au bout de presque trois ans de rémission. Cela m’a appris à mieux le connaître, à lui consacrer du temps et à le laisser m’impressionner et me démontrer qu’après tout ce qu’il avait enduré, il était encore là, toujours vail- lant, prêt à se projeter dans une nouvelle vie. Avec l’activité physique, c’est d’ailleurs tout naturelle- ment que mon appétit s’est régulé, que mes mus- cles se sont retonifiés, qu’une envie de vie « saine » s’est mise en place toute seule, sans contrainte ni frustration.

Aujourd’hui, je suis tellement mordue que je m’offre deux cours de yoga vinyasa par semaine avec une yogi, Vanessa, très chère à mon bien-être et, de surcroît, à mon cœur.

Reprendre confiance en l’avenir, c’est d’abord reprendre confiance en son corps. Ce corps qui nous porte et qui endure parfois beaucoup d’épreuves, ce corps qui combat tous les jours et toute l’année  sans forcément nous le faire savoir, virus, bactéries, cellules cancéreuses, etc. Ce corps qui nous permet de nous mouvoir, de voyager, de travailler, d’enfanter, d’aimer et tout simplement de vivre. Ce corps d’être humain qui peut lui aussi avoir le droit à l’erreur en laissant passer un jour une mau- vaise cellule à travers les mailles de son filet. Ce corps qui va en payer le prix en subissant des trai- tements lourds, qui reprendra le dessus et dont les mécanismes nous feront un jour oublier la douleur physique. Quand j’ai pris le temps d’examiner mon corps dans sa globalité et de considérer tout ce qu’il avait enduré, j’ai fini par lui dire merci d’avoir tenu. Dans l’après, je l’ai beaucoup trop longtemps considéré comme un rival, alors que c’est en réa- lité mon meilleur ami et qu’il a tout donné pour me sauver. Une fois que j’ai compris tout cela, j’ai donc pu lui pardonner, et en le verbalisant, en lui disant : « Je te pardonne », je me suis donc aussi pardonné à moi-même d’être tombée malade sans savoir pourquoi.

Ce grand pardon m’a permis de rompre avec la maladie, de la transformer en expérience, puis en renaissance. C’est désormais une histoire passée qui ne me polluera pas toute ma vie. La peur est le pire des virus, et il était hors de question que Jean-Yves continue de me traumatiser la chimio n’est pas une ennemie, mais une alliée qui nous aide à combattre, et il faut bien se dire que le combat, finalement, ça fatigue ! C'est la raison pour laquelle j'ai accepté de participer à mon petit niveau en donnant mon avis sur le développement de la brassière free to move. Ayant des cicatrices, un sein de deux tailles plus petit que l'autre et pratiquant du yoga 2 fois par semaines et du vélo tous les jours, je suis toujours à la recherche de brassière assurant un soutien impeccable, qui ne me gène pas au niveau de mes cicatrices, tout en ayant un design stylé :)

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Julie Meunier

"Hello, je suis Julie Meunier, la fondatrice des Franjynes, des franges super cool qui sont une alternative à la perruque, que j'ai créee à la suite d' une réunion profonde avec Jean-Yves. Pour information, Jean-Yves c'est le petit nom que j'ai donné à mon cancer du sein, étant donné qu'on allait co-habiter un petit moment ensemble, je trouvais important de le nommer, et cancer ou tumeur c'était un peu trop glauque. Avant de tomber malade, je faisais six heures de danse classique par semaine et je mangeais très sainement. Je ne fumais pas, je buvais un verre d’alcool de temps en temps... et cela n’avait pas empêché JYde s’emparer de ma santé de fer ! J’ai donc mis du temps avant d’accepter de reprendre concrètement une activité physique et d’entendre les théories scientifiques prouvant le bénéfice de l’activité physique sur ma pathologie.

Je me suis d’abord réinscrite à la danse en septembre 2016. Je pensais qu’une reprise « adaptée » ne me concernait pas vu mon passé de sportive, et c’était une erreur. J’ai pu ressentir à quel point ma condition physique n’était plus ce qu’elle était, ma mémoire pour retenir les mouvements non plus, et combien, moi qui étais capable de repartir en course à pied après une heure intensive de danse, j’avais du mal à suivre le cours plus de trente minutes d’affilée. J’ai vécu ce retour sportif comme un échec – à l’époque, je n’étais pas aussi bienveillante envers moi-même que je peux l’être aujourd’hui. Pour le comprendre et le devenir, il fallait bien que j’en passe par là. Moi, la compétitrice dans l’âme, qui l’avais aussi remporté sur un cancer, je me faisais coiffer au poteau par les mamies de mon cours qui tenaient toute l’heure de danse alors que je m’arrêtais à la moitié.

Je n’ai donc pas persévéré, car cela me faisait trop mal de me sentir « diminuée », et je trouvais cela injuste. Cependant, je suis intimement persuadée que si j’avais repris un sport adapté à ma condition et au tsunami que je venais de traverser, j’aurais pu reprendre la danse l’année suivante sans aucun problème. Mais j’ai fait ce que mes amies appellent «ma tête de cochon» et j’ai mis l’activité physique de côté pendant deux ans pour me concentrer sur mon projet entrepreneurial (Les Franjynes). Et c’est ce projet entrepreneurial et la place qu’il prenait dans ma vie qui m’a enfin emmenée vers une discipline que j’avais pourtant essayé d’explorer dans ma vie passée à plusieurs reprises et sans succès : le yoga.

C’est d’abord mon mari qui s’y est mis, et comme j’avais envie de partager une activité avec lui, je me suis laissée entraîner dans cette pratique en me disant que de toute façon, cela ne me ferait jamais de mal. Je suis tombée moi aussi rapidement amoureuse de cette discipline après en avoir res- senti presque instantanément les bénéfices. Je peux désormais certifier que, grâce au yoga, j’ai réussi à me réconcilier avec mon corps, au bout de presque trois ans de rémission. Cela m’a appris à mieux le connaître, à lui consacrer du temps et à le laisser m’impressionner et me démontrer qu’après tout ce qu’il avait enduré, il était encore là, toujours vail- lant, prêt à se projeter dans une nouvelle vie. Avec l’activité physique, c’est d’ailleurs tout naturelle- ment que mon appétit s’est régulé, que mes mus- cles se sont retonifiés, qu’une envie de vie « saine » s’est mise en place toute seule, sans contrainte ni frustration.

Aujourd’hui, je suis tellement mordue que je m’offre deux cours de yoga vinyasa par semaine avec une yogi, Vanessa, très chère à mon bien-être et, de surcroît, à mon cœur.
Reprendre confiance en l’avenir, c’est d’abord reprendre confiance en son corps. Ce corps qui nous porte et qui endure parfois beaucoup d’épreuves, ce corps qui combat tous les jours et toute l’année  sans forcément nous le faire savoir, virus, bactéries, cellules cancéreuses, etc. Ce corps qui nous permet de nous mouvoir, de voyager, de travailler, d’enfanter, d’aimer et tout simplement de vivre. Ce corps d’être humain qui peut lui aussi avoir le droit à l’erreur en laissant passer un jour une mau- vaise cellule à travers les mailles de son filet. Ce corps qui va en payer le prix en subissant des trai- tements lourds, qui reprendra le dessus et dont les mécanismes nous feront un jour oublier la douleur physique.

Quand j’ai pris le temps d’examiner mon corps dans sa globalité et de considérer tout ce qu’il avait enduré, j’ai fini par lui dire merci d’avoir tenu. Dans l’après, je l’ai beaucoup trop longtemps considéré comme un rival, alors que c’est en réa- lité mon meilleur ami et qu’il a tout donné pour me sauver. Une fois que j’ai compris tout cela, j’ai donc pu lui pardonner, et en le verbalisant, en lui disant : « Je te pardonne », je me suis donc aussi pardonné à moi-même d’être tombée malade sans savoir pourquoi.

Ce grand pardon m’a permis de rompre avec la maladie, de la transformer en expérience, puis en renaissance. C’est désormais une histoire passée qui ne me polluera pas toute ma vie. La peur est le pire des virus, et il était hors de question que Jean-Yves continue de me traumatiser la chimio n’est pas une ennemie, mais une alliée qui nous aide à combattre, et il faut bien se dire que le combat, finalement, ça fatigue ! C'est la raison pour laquelle j'ai accepté de participer à mon petit niveau en donnant mon avis sur le développement de la brassière free to move. Ayant des cicatrices, un sein de deux tailles plus petit que l'autre et pratiquant du yoga 2 fois par semaines et du vélo tous les jours, je suis toujours à la recherche de brassière assurant un soutien impeccable, qui ne me gène pas au niveau de mes cicatrices, tout en ayant un design stylé :)"